Mon trajet vert à La Rochelle : une dynamique collective qui fait bouger les lignes

À CESI La Rochelle, la transition écologique s’incarne dans des actions concrètes, visibles et partagées au quotidien. Avec le programme Mon trajet vert, le campus a franchi une nouvelle étape : sensibiliser les étudiants aux mobilités durables tout en créant des moments conviviaux et ludiques.

Dans une ville déjà très engagée sur le plan environnemental, l’initiative trouve un terrain particulièrement favorable. Ce premier bilan met en lumière une dynamique mêlant l’envie d’agir, l’expérimentation et la mobilisation collective.

La Rochelle est une ville pionnière qui compte aujourd’hui 450 km de pistes cyclables à l’échelle de son agglomération, et vise la neutralité carbone d’ici 2040 (source).

Le campus CESI suit cette trajectoire. Situé à Lagord, l’école est implantée dans un bâtiment rénové et bas carbone faisant la part belle aux mobilités actives (accès piétons, pistes cyclables, stationnement mutualisé). Pour autant, la voiture reste le mode de déplacement privilégié et représente environ 70% des déplacements des étudiants et du personnel (source CESI La Rochelle). La mobilité est donc un enjeu clé, et c’est là que Mon trajet vert entre en piste !

Les formats sont simples et ludiques : initiation aux engins de mobilité électrique, défis de pédalage, mur digital pour tester ses réflexes, challenges, quizz... Certains ateliers accueillent jusqu’à 200 personnes en une journée !

« Pour faire participer les étudiants, il faut créer de l’enjeu. La compétition est un de leurs moteurs », explique Nolwenn Clénet, référente mobilité à CESI.

Les animations sont aussi utiles. Elles parlent d’économies d’énergie, d’écologie et de solutions concrètes, comme par exemple l’apprentissage de petites réparations sur son vélo.

La communication joue également un rôle important : « on s’appuie beaucoup sur les réseaux sociaux et le BDE pour toucher les étudiants et valoriser le programme d’événements », précise Charlotte Coudert, chargée de vie de campus à CESI.

Les habitudes évoluent certes lentement, mais de premiers signes positifs sont bien là en matière de changement de comportement. Le parking vélo est de plus en plus occupé, y compris par temps de pluie. C’est un signal qui ne trompe pas sur l’attrait des étudiants pour le deux-roues.

Le covoiturage progresse lui aussi. Un partenariat avec BlaBlaCar Daily a spécialement été mis en place pour encourager les trajets mutualisés. Ainsi, le conducteur reçoit une subvention dès lors que le trajet dépasse les 5 kilomètres et le passager bénéficie, quant à lui, de la gratuité sur son trajet.  

Néanmoins, la voiture reste le principal mode de transport pour se rendre au campus. Les animations de Mon trajet vert ont pour objectif d’ouvrir de nouvelles voies et de montrer que d’autres solutions de déplacement existent.

À présent, l’enjeu est clair : il s’agit de poursuivre la dynamique et de renouveler les actions de sensibilisation. Proposer de nouveaux défis, notamment inter-écoles, faciliter les pratiques (mise à disposition de casiers, de bornes de recharge, de douches…) et maintenir la communication sont autant d’actions qui ont démontré leur efficacité.

« Mon trajet vert a donné un coup de boost à nos actions. Il faut maintenant continuer », conclut Nolwenn Clénet.