Quand on est étudiant, chaque euro compte. Logement, nourriture, fournitures… et bien sûr, transports. D'après l'Unef, c'est même le deuxième poste de dépense des étudiants. Le coût varie parfois du simple au triple selon son lieu d’études, notamment à cause du montant des abonnements. Alors, quelles sont les villes étudiantes où se déplacer coûte le moins cher ? Et quelles astuces pour réduire encore la facture ?
Combien coûte vraiment le transport quand on est étudiant ?
En 2026, l'abonnement annuel aux transports en commun coûte en moyenne 197 € dans les 50 villes étudiantes analysées par L'Étudiant. C'est déjà moins cher qu'un abonnement classique puisque les étudiants paient en moyenne 54 % de moins.
Mais derrière cette moyenne, les écarts sont énormes. Dans certaines villes, l'abonnement est gratuit. Dans d'autres, il dépasse les 300 €.
À ce titre, le prix de l'abonnement n'est pas le seul facteur à prendre en compte. Si vous habitez loin de votre campus, il faudra peut-être ajouter des trajets en train ou en voiture. À l'inverse, si vous vivez tout près, vous pourrez vous déplacer à pied ou à vélo, et donc dépenser beaucoup moins.
Les villes les moins chères pour se déplacer
Le classement 2026 de L'Étudiant compare les tarifs dans 50 villes françaises. Certaines se démarquent nettement.
À Montpellier, Douai-Lens et Saint-Denis de La Réunion, les transports en commun sont 100% gratuits pour les étudiants.
D'autres villes proposent des tarifs très bas :
- Arras : 30 € par an
- Valenciennes : 48 € par an
- Annecy : 80 € par an
- Perpignan : 90 € par an
- Limoges : 96 € par an
- Avignon, La Rochelle, Lorient et Valence : 100 € par an
À l'inverse, dans les grandes agglomérations, l'abonnement coûte nettement plus cher : 334 € par an à Lille, 360 € dans l'agglomération Marseille-Aix.
Bonne nouvelle tout de même : les prix baissent globalement. Entre 2021 et 2026, le tarif moyen a diminué de 7 % dans les villes étudiées. À Arras, il est passé de 100 à 30 €. À La Rochelle, de 230 à 100 €.
Pourquoi certaines villes sont-elles beaucoup moins chères ?
Ces différences s'expliquent d'abord par les choix politiques des collectivités.
La gratuité est la mesure la plus radicale : elle supprime totalement le coût de l'abonnement et pousse les étudiants à utiliser davantage les transports en commun.
D'autres villes préfèrent une tarification sociale, calculée selon les revenus ou le statut de l'étudiant. À Clermont-Ferrand, par exemple, les réductions dépendent du quotient familial ou du niveau de bourse. Marseille propose aussi des tarifs différents selon les profils de jeunes.
Au-delà du tarif affiché par l’Étudiant, Mon trajet vert vous invite à approfondir les conditions pour bénéficier de réductions supplémentaires selon si vous êtes boursier, apprenti ou alternant. À noter que certaines régions ont aussi leurs propres dispositifs pour les trajets en TER.
Et si la solution la moins chère était aussi la plus durable ?
Pour économiser sur son budget transports, chercher l'abonnement le moins cher, c’est bien, mais repenser son mode de transport, c’est encore mieux !
Pour les petits trajets, la marche et le vélo sont gratuits (une fois votre paire de baskets et votre deux-roues achetés) et permettent d'éviter les frais de voiture ou de transports en commun. Bonus : ils font aussi bouger un peu au quotidien.
Pour les distances plus longues, les transports en commun restent une bonne option. Et c’est là que le comparatif du coût des abonnements peut vous aider ! En combinant les transports en commun avec la marche ou le vélo pour rejoindre une station par exemple, vous irez encore plus loin à moindre coût.
En clair : choisir une mobilité plus durable peut aussi être un choix économique. En mixant transports en commun, vélo, marche ou covoiturage selon ses besoins, on peut réduire ses dépenses tout en limitant son impact sur l'environnement.
