Organiser les mobilités en France : qui fait quoi ?  

Opter pour des modes de déplacement durables, ça dépend beaucoup des aménagements et infrastructures de notre territoire : lignes de métro et de bus, pistes cyclables, trottoirs... Autant d'éléments qui jouent sur nos choix de mobilité !  

Mais qui est, concrètement, responsable de ces aménagements essentiels pour nos trajets du quotidien ? Mon trajet vert fait le point dans cet article. 

En pratique, ce sont elles qui sont en charge du développement et de la tarification des TER et des lignes cars interurbaines. Elles peuvent également jouer un rôle dans la planification de grandes voies cyclables structurantes pour le territoire ou dans la mise en place de services de transports solidaires.  

Les départements ont un rôle plus spécifique et limité en matière de mobilités. Ils sont en charge des transports spécialisés pour les élèves en situation de handicap. Les départements gèrent également les routes départementales

Commençons par définir une intercommunalité ! Il s’agit d’un groupement de plusieurs communes dans l’objectif de mutualiser des services, des équipements et imaginer des politiques publiques cohérentes à l’échelle d’un territoire plus vaste qu’une seule commune.  

Selon le nombre d’habitants, les intercommunalités peuvent se nommer « métropole », « communauté urbaine ou d’agglomération », ou encore « communauté de communes ». 

Les réseaux de transport urbains sont conçus à l’échelle des intercommunalités. C’est grâce à cela que le métro ou le tram ne s’arrête pas aux limites de la ville-centre d’une métropole, pour desservir aussi les villes adjacentes ! 

Les intercommunalités gèrent et développent aussi des services de mobilités adaptés aux besoins et aux attentes locales : réseaux de bus et de navettes, pistes cyclables, autopartage et transports à la demande, solutions de stationnement pour les voitures comme pour les deux-roues motorisés ou non, services de location des vélos… 

Bref, vous l’avez compris : leur rôle est essentiel pour les transports du quotidien !  

Si les intercommunalités gèrent les réseaux et services de transports locaux, quel est le rôle des communes dans tout cela ?  

Certes, les communes ne sont pas directement en charge de l’organisation des mobilités. Mais elles agissent sur plusieurs leviers de proximité qui ont une réelle incidence sur nos déplacements quotidiens.  

En effet, les communes gèrent la voirie : c’est par exemple de leur responsabilité de combler les nids de poule ou d’ajouter un ralentisseur pour limiter la vitesse des voitures sur un axe très fréquenté par les vélos et les piétons… Elles peuvent aussi faire le choix de piétonniser complètement certaines zones.  

Les communes jouent également un rôle sur l’accessibilité des trottoirs et des bâtiments publics. Certaines gèrent également leur propre politique de stationnement, mais cette compétence est parfois transférée au niveau intercommunal. 

Les communes peuvent donc agir très concrètement sur les conditions de déplacement des piétons, cyclistes et autres mobilités actives ! En clair, elles contribuent grandement à l’attractivité de ces modes de transport durables. 

Organiser les mobilités à l’échelle des collectivités territoriales permet d’adapter l’offre de transports et l’espace public aux besoins de chaque territoire. Car les besoins varient selon la taille, la densité, la topographie et les choix d’aménagement d’un territoire. 

Les enjeux de l’organisation des mobilités sont notamment de : 

  • mieux relier les différents espaces : quartiers d’habitations, centre-ville, pôles économiques, services, lieux de formation… ;  
  • réduire la dépendance à la voiture en offrant des alternatives adaptées aux besoins et sécurisées pour tous les usagers ; 
  • imaginer des solutions cohérentes avec les besoins de chaque territoire : par exemple, des lignes de transports en commun structurantes pour les zones denses, des aires de covoiturage ou du transport à la demande pour des zones rurales peu denses où les besoins de déplacement peuvent être plus ponctuels.  
  • améliorer les services existants pour faciliter le quotidien des usagers : signalétique, entretien et renouvellement du matériel et des infrastructures…  

Ces leviers permettent à la fois de :  

  • renforcer l’attractivité des territoires pour attirer de nouveaux habitants, des touristes, des étudiants ou encore des entreprises ; 
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements en proposant des solutions de déplacement décarbonées et/ou mutualisées ; 
  • proposer un gain de temps quotidien aux usagers : plus les mobilités sont bien organisées et plus on se déplace rapidement et sereinement !  

Pour plus d’informations sur l’organisation des mobilités en France, rendez-vous sur la page dédiée du site officiel du ministère de la Transition écologique : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/lorganisation-mobilite-france