Chaque année en septembre, la Semaine européenne de la mobilité invite citoyens, entreprises et collectivités à repenser leurs habitudes de déplacement. L'occasion, le temps d'une semaine, de tester différentes alternatives à la voiture individuelle pour nos trajets quotidiens.
À l’honneur cette année : la mobilité pour tous, au fil de l’âge et des étapes de vie.
Se déplacer : une question de kilomètres et d’années
On l'oublie souvent, mais nos façons de nous déplacer varient beaucoup selon notre âge et le moment de vie dans lequel on se retrouve. Qu’il s’agisse de nos besoins, de notre condition ou de nos contraintes, tout cela influe sur notre manière de traverser notre environnement.
Lorsqu’on est enfant ou adolescent, les déplacements sont généralement plus courts et s’effectuent au sein d’un quartier, voire d’une ville : l'école, les activités, les copains. La marche et le vélo y occupent une place assez naturelle, à condition que l'environnement s'y prête : trafic peu dense, trottoirs sécurisés, pistes cyclables. Et puis, à cet âge, la mobilité dépend largement des parents et des proches.
Une fois étudiant ou actif, la donne change. Les distances s'allongent en raison des études, d’un premier emploi ou d’un déménagement. Rapidement, les contraintes horaires apparaissent : ponctualité, enchaînement des trajets, cumul d’activités dans une même journée. C'est aussi la période où l'on diversifie le plus ses modes de transport : transports en commun, covoiturage, vélo, trottinette, voiture personnelle...
L'âge avançant, les besoins et les possibilités de mobilité évoluent à nouveau. Les trajets domicile-travail disparaissent une fois à la retraite, tandis que d'autres prennent plus d'importance (visites familiales, loisirs, rendez-vous administratifs ou médicaux). La condition physique joue parfois, rendant certains modes de transport plus ou moins adaptés.
Force est de constater que les modes de transports pour lesquels nous optons ne sont donc pas seulement une affaire de choix. Ils dépendent à la fois de l'âge et des possibilités que nous avons sur notre territoire (réseaux de transports, infrastructures…). Et c'est précisément ce que met en avant l'édition 2026 de la Semaine européenne de la mobilité, avec son thème « la mobilité pour tous » !
Une semaine pour découvrir d'autres façons de bouger
La Semaine européenne de la mobilité, c'est avant tout une invitation à expérimenter. Le temps d’une semaine, des centaines de collectivités, entreprises, écoles et associations organisent des actions pour donner à voir et à tester des alternatives à la voiture individuelle : journées sans voiture, essais de vélos ou de vélos à assistance électrique, pistes cyclables temporaires, ateliers de réparation, challenges mobilité entre collègues...
Comment participer ?
- En tant que particulier, vous pouvez regarder les événements organisés près de chez vous (les collectivités et associations locales communiquent généralement dessus courant septembre) et profiter de cette semaine pour tester un mode de déplacement que vous n'utilisez pas d'habitude ;
- Les collectivités, entreprises, établissements scolaires et associations peuvent, de leur côté, déposer leurs initiatives sur la plateforme officielle de l'événement, pour les faire connaître ;
- Et si vous êtes motivé, vous pouvez tout simplement tester, ne serait-ce qu'un jour dans la semaine, une nouvelle façon de vous déplacer en troquant votre voiture pour un vélo ou un billet de métro, de tram ou de bus.
Clairement, l’objectif de cet évènement participe à nous rendre conscient de notre dépendance à la voiture. Rappelons qu’elle est, de loin, le mode de transport le plus utilisé en France.
La voiture représente encore 60 % des déplacements domicile-travail pour les distances de moins de 5 kilomètres, même si sa part diminue au profit des modes doux (source Insee).
Et après le 22 septembre ?
Une semaine, c'est bien pour le déclic. Mais l'enjeu, une fois l'événement terminé, est bien de prolonger la dynamique.
Alors, vous vous demandez surement comment transformer un essai ponctuel d’un trajet à vélo ou en covoiturage, par exemple, en nouvelle habitude installée ?
Voici quelques pistes :
- commencez tranquillement mais régulièrement : plutôt que de viser un changement radical dès le premier jour, optez pour un trajet précis et répétez-le chaque semaine ;
- renseignez-vous sur les différents coups de pouce qui existent : aides à l’achat pour un vélo, forfait mobilités durables, plateformes de covoiturage ;
- suivez votre évolution avec quelques repères concrets : nombre de trajets par semaine effectués autrement, kilomètres économisés en voiture... ce suivi vous aidera à ancrer le changement dans la durée ;
- ne visez pas le zéro voiture coute que coute, mais plutôt le bon mode pour le bon trajet : la voiture reste indispensable quelques fois, mais elle peut être substituée intelligemment par la marche, le vélo ou les transports en commun pour certains déplacements.
