Garer son vélo quand on est étudiant

Pas toujours facile de garer son vélo lorsqu’on est étudiant ! Que vous habitiez en résidence étudiante ou dans un studio au 6e sans ascenseur, vous n’avez pas toujours le luxe d’avoir un local à vélo digne de ce nom. 

Pour ne pas vous décourager dans l'utilisation de votre vélo au quotidien, Mon trajet vert vous donne quelques astuces. 

La loi impose désormais la création d’un parking à vélo sécurisé pour chaque nouvelle construction d’immeuble. Mais qu’en est-il des appartements anciens qui n’ont pas de garage à vélo ? 

Laisser votre vélo dans les parties communes est en principe interdit.  Votre syndic de copropriété peut d’ailleurs vous demander de le retirer, car votre vélo peut en effet être considéré comme un encombrement des parties communes, préjudiciable à l’ensemble des habitants. 

Cependant, dans les copropriétés sans local vélo, une tolérance limitée peut s’exercer pour le stationnement ponctuel d’un vélo, sous réserve de respecter le règlement de copropriété, et plus généralement la sécurité et la facilité de circulation dans les parties communes.  

Cela peut donc être une solution exceptionnelle, mais pas régulière pour garer votre vélo.  

Avant de choisir votre logement étudiant, il peut être utile de se renseigner sur ce que dit le règlement de copropriété concernant les vélos. Si rien n’est précisé, nous vous conseillons d’échanger avec vos voisins pour savoir si un emplacement est déjà utilisé pour garer les vélos de façon informelle sans que cela soit gênant pour les habitants. 

À noter qu’il est bien sûr possible de garer son vélo directement chez soi, dans son appartement si vous avez suffisamment de place. Mais certains règlements de copropriétés n’acceptent pas qu’un vélo reste sur un balcon, étant donné que cela peut altérer l’aspect extérieur de l’immeuble.  

  • toujours garer votre vélo à un mobilier urbain fixe, dédié au stationnement vélo (arceaux et potelets vélos). Autrement, votre vélo peut facilement être « enlevé », soit pour un vol, soit parce qu’il encombre la chaussée. À noter par ailleurs qu’un vélo mal garé dans la rue (en plein milieu d’un passage piéton ou d’une piste cyclable par exemple) peut vous exposer en principe à une amende de 35 €. 
  • bien attacher le cadre et les roues de son vélo : a minima, il est essentiel d’attacher son cadre et sa roue arrière à un mobilier fixe. Orientez la serrure vers le bas pour rendre une tentative de crochetage plus difficile. L’idéal est aussi de prévoir un second antivol pour accrocher également la roue avant. À éviter : une chaine déposée au ras du sol, à portée d’un coup de masse. Elle sera plus difficile à casser si elle est enroulée autour de votre vélo, sans appui solide. 
  • choisir un lieu de stationnement passant et bien éclairé : voler un vélo demande de la discrétion. C’est donc plus facile à réaliser dans une ruelle avec peu de passage, que sur une grande artère avec des commerces et établissements ouverts tard le soir. 
  • opter pour un bon antivol : privilégiez les antivols en U et les chaînes certifiées qui sont difficiles à sectionner ou casser. Les modèles de moyenne et haute gamme peuvent offrir un niveau de sécurité assez élevé pour 50 à 100 €. Mieux vaut mettre le prix plutôt que voir son vélo volatilisé ! À l’achat, prêtez attention à la serrure, qui est souvent le point faible d’un antivol : une serrure à clé plate crantée ou à pompe résiste mieux qu'une serrure à clé simple.  
  • marquer le vélo : en cas de vol, le marquage de votre vélo sera la seule preuve que c’est bien le vôtre. C’est désormais obligatoire pour tout vélo neuf acheté auprès d’un professionnel. Si vous avez un vélo ancien ou acheté en seconde main, vous pouvez toujours effectuer le marquage auprès d’un magasin de vélo. Le coût du marquage peut aller de 10€ à 30€ en fonction du procédé utilisé. 

Avez-vous pensé au vélo pliable ? Son grand avantage est d’être compact et plus léger qu’un vélo classique. Il sera donc facile à transporter si vous avez un petit ascenseur ou des escaliers à monter. Et une fois arrivé chez vous, le vélo pourra être rangé dans un placard, sans encombrer tout l’appartement. 

Parmi ses autres avantages : ce type de vélo se combine facilement avec d’autres modes de transports : bus, métro, tram, train… ou encore la voiture si vous souhaitez faire une espade à vélo lors d’un séjour en vacances par exemple. Pour bien choisir votre vélo en fonction de votre usage, prenez garde à son poids et sa facilité de pliage, qui varient d’un modèle à l’autre. Un cadre en aluminium sera plus léger qu’un cadre en acier par exemple. 

Pour un vélo musculaire pliant neuf, comptez entre 300 et 700 € en moyenne. Pour une version avec assistance électrique, le prix se situe plutôt entre 600 et 1200 € en moyenne. N’oubliez pas de regarder du côté des vendeurs de vélos reconditionnés pour des prix plus doux ! 

Et après les études, le vélo peut aussi vous ouvrir des portes ! Découvrez comment le vélo devient un véritable allié pour accéder à l’emploi et faciliter vos déplacements professionnels.