Le vélo, un allié pour l’emploi 

De plus en plus de Français adoptent le vélo pour aller au travail : la part de « vélotafeurs » dans les trajets domicile-travail a augmenté de plus de 66% entre 2019 et 2023 (source ADEME) ! Il est vrai que faire du vélo peut devenir un véritable atout à la fois pour trouver et garder un emploi. 

Les difficultés à trouver un emploi peuvent encore être trop souvent liées à une offre de transports insuffisante ou trop chère. C’est une source d’inégalité à la fois géographique et économique : tout le monde ne bénéficie pas des mêmes solutions de transports en commun ou d’une voiture. En France, cela concerne environ 6 à 8 millions d’adultes (source ADEME). Un quart des jeunes a déjà renoncé à un emploi et 21 % à une formation faute de solution de déplacement (source ADEME).  

Mais le vélo permet de rebattre les cartes : beaucoup moins coûteux qu’une voiture, il permet facilement d'étendre son périmètre de recherche d'emploi. Il peut être utilisé pour aller directement à son travail ou pour rejoindre un autre moyen de transport (train, tramway…). 

Adopter le mode « cycliste » pour se rendre au travail présente de nombreux avantages : 

  • une ponctualité renforcée : avec le vélo, pas de problème d’embouteillage ou d’aléas liés aux transports en commun. On a donc la garantie d’arriver à l’heure, ce qui est rassurant à la fois pour l’employé et l’employeur !  
  • une meilleure santé : bouger, c’est la clé pour rester en forme ! Quoi de mieux que le vélo pour faire une activité physique régulière, sans que cela nous prenne du temps sur d’autres activités ? Les effets sont réels : le vélo diminue l’absentéisme, avec environ 15 % d’arrêts maladie en moins chez les cyclistes réguliers (source ADEME). Une étude menée en Finlande estime d’ailleurs que l’usage du vélo permet d’éviter en moyenne 4,5 jours de congés maladie par an (Source : Scandinavian journal of medicine & science in sports). 
  • une productivité accrue : c’est la conséquence logique d’une meilleure ponctualité et santé. Moins de stress au quotidien contribue à une meilleure santé mentale et accroit la motivation et l’efficacité dans les tâches effectuées.  
  • un pouvoir d’achat augmenté : opter pour le vélo plutôt que la voiture, c’est aussi limiter les coûts liés aux carburants et à l’entretien de la voiture. C’est déjà ça en moins sur le salaire !   

Au vu de tous les bénéfices à la fois individuels et collectifs liés à l’usage du vélo, plusieurs incitations sont proposées par certains employeurs : 

  • des aides financières pour l’acquisition d’un vélo, 
  • des indemnités kilométriques, calculées en fonction de la distance parcourue à vélo, 
  • un forfait mobilités durables, dont le montant fixe est proposé à l’ensemble des salariés qui optent pour un mode de transport alternatif à la voiture individuelle,  
  • la mise à disposition de parkings abrités et/ou sécurisés,  
  • le financement d'abonnements aux vélos en libre-service ou la participation à un service de leasing de vélos,  
  • l’accès à des services de réparation et d’entretien grâce à des coupons prépayés pour la réparation et la maintenance des vélos personnels ou l’intervention des mécaniciens au sein de l'entreprise, 

Lorsque vous commencez un nouveau travail, ayez le réflexe de demander à votre employeur les aides auxquelles vous êtes éligible ! 

De nombreux métiers sont liés à l’usage du vélo, et à son économie dans son ensemble. Voici un aperçu des principaux secteurs concernés :  

  • transports de biens et de personnes : livreur, postier, chauffeur à vélo... 
  • vente et réparation de vélos : commercial, mécanicien, équipementier… 
  • conception d’aménagements cyclables : expert en bureau d’étude, urbaniste, ingénieur, agents de l’administration des collectivités territoriales… 
  • tourisme à vélo : guide touristique, gestionnaire d’un service de location de vélo… 

L’ADEME estime que l’écosystème du vélo constitue aujourd’hui un secteur structurant pour les territoires, mobilisant environ 64 000 emplois