Assurer sa voiture est une obligation que nous avons tous bien à l’esprit. Mais qu’en est-il pour les modes de transports actifs ?
Doit-on aussi souscrire à une assurance pour son vélo ou sa trottinette par exemple ? Pour éviter les sueurs froides et les mauvaises surprises, Mon trajet vert vous propose un rappel des obligations en matière d’assurance… et des cas de figure où il peut être intéressant d’y souscrire même quand c’est facultatif !
Quelles sont les obligations en matière d'assurance selon les différents types de mode de déplacement actif ?
Pour un vélo classique, l’assurance n’est pas obligatoire. En revanche, elle peut être utile si vous voulez couvrir le vol, la casse ou votre responsabilité civile en cas de dommage causé à autrui.
Pour un vélo à assistance électrique classique dont le moteur ne permet pas d’aller au-delà des 25 km/h, il n’est pas nécessaire de souscrire à une assurance. En revanche, les speedbikes permettant d’aller au-delà de cette vitesse appartiennent à la catégorie des « cyclomoteurs » et sont donc soumis à l’obligation de souscrire à une assurance de responsabilité civile au même titre que les scooters. Cette assurance sert à couvrir les dommages que vous pourriez causer aux autres lors de votre trajet.
Pour une trottinette électrique ou un autre engin de déplacement personnel motorisé tels que les gyropodes ou les hoverboards, l’assurance de responsabilité civile est également obligatoire.
Quel est l'intérêt de souscrire à une assurance ?
Il existe deux grands types d’assurances :
- L’assurance « responsabilité civile » permet de prendre en charge les frais liés aux dommages que vous pourriez causer à des tiers (lors d’un accident à vélo par exemple) ;
- Les assurances « garantie accident de la vie » ou « garantie vol et casse », permettent de couvrir vos frais médicaux en cas d’accident ou vos biens matériels en cas de vol ou de dégradation.
Commençons par les enjeux de la responsabilité civile. Même lorsqu’on est prudent, on ne peut pas exclure le risque d’un accident qui engendrerait des dommages pour d’autres personnes. En tant que cycliste, si vous blessez un piéton ou si vous endommagez le rétroviseur d’une voiture à l’arrêt par exemple, votre responsabilité civile vous engage. En d’autres termes, vous êtes tenu d’indemniser la victime de votre conduite. Il est donc fortement recommandé de souscrire à une assurance de responsabilité civile qui prendra en charge les frais liés à votre sinistre.
Bon à savoir : la responsabilité civile étudiante peut aussi vous être demandé lorsque vous effectuez un job étudiant en prestation de services tels que baby-sitting ou des cours particuliers. Elle permet plus largement de vous couvrir vis-à-vis des torts que vous pourriez causer à un professeur, un autre élève… Par exemple, si vous renversez par inadvertance votre gourde sur l’ordinateur d’un camarade, la responsabilité civile pourrait prendre en charge les frais d’un nouvel équipement.
Passons maintenant aux assurances permettant de couvrir vos propres dommages, qu’ils soient physiques ou matériels. Un vélo électrique, une trottinette performante ou une gyroroue représentent souvent un achat de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros. Assurer ses biens permet d’amortir les conséquences d’un vol ou d’une dégradation importante.
La garantie « vélo », c’est l’assurance qu’il faut avoir pour ces cas-là. Selon les contrats, elle peut couvrir les risques de casse sans tiers impliqué, de vandalisme et/ou de vol.
Certaines assurances vélo peuvent aussi couvrir les dommages corporels liés à un accident, mais souvent cela fait l’objet d’une assurance spécifique : la garantie « accident de la vie ». Celle-ci permet de couvrir tout type de blessures en cas d’accident de la vie privée : cela va de l’accident de bricolage à la chute à vélo. Elle peut rembourser des frais médicaux restants à votre charge, une rente et une assistance à domicile en cas d'invalidité ou encore un soutien psychologique.
Combien coûte une assurance ?
Les tarifs des assurances varient selon différents critères : votre type de véhicule, votre situation familiale, le périmètre géographique de votre couverture (déplacements seulement en France ou aussi à l’étranger)… et aussi les garanties que vous souhaitez inclure. Logiquement, plus vous souhaitez être couvert contre un grand nombre de risques, plus le tarif sera élevé.
À titre d’exemple, une responsabilité civile pour un étudiant coûte aux alentours de 30 €.
Une assurance vélo couvrant le vol et la casse coûte en moyenne entre 60 et 100 € par an, soit entre 5 et 8 € par mois. Les différences de coût s’expliquent pas le type de garanties proposées : assistance directe en cas de sinistre, franchises appliquées ou non… Le tarif peut également être nettement plus bas dès lors que l’assurance couvre uniquement le vol ou la casse.
Une assurance « accident de la vie » coûte quant à elle environ 10 à 15 € par mois pour une personne seule.
Comment bien choisir son assurance ?
Quelques astuces pour souscrire à une assurance adaptée à vos besoins :
- choisissez des garanties qui vous ressemblent : prenez le temps de faire le point sur vos habitudes de déplacements pour sélectionner des garanties qui correspondent à votre situation (type de trajets, fréquence, matériel…) ;
- comparez les différentes offres pour un meilleur rapport qualité/prix : plus vous étudierez les assurances entre elles, plus vous serez à même de pouvoir prendre une décision en toute connaissance de cause. Il existe des comparateurs en ligne qui permettent de gagner du temps ;
- renseignez-vous sur les garanties dont vous bénéficiez déjà pour éviter de payer deux fois pour une même couverture ! Dans certains cas, vous pouvez déjà être couverts via l’assurance d’un parent ou de votre banque par exemple. Et souvent, votre assurance habitation multirisque inclut déjà la garantie de responsabilité civile. N’hésitez pas à appeler votre assureur pour lui demander des précisions sur vos couvertures existantes.
À noter également que certaines assurances généralistes proposent d’ajouter une option de protection des mobilités à son assurance habitation pour couvrir le vol de son vélo en tout lieu. C’est par exemple le cas de la MAAF, la Macif ou encore Axa. À l’inverse, d’autres assurances sont spécialisées uniquement dans les mobilités et proposent des offres dédiées. C’est le cas de Laka, Hepster ou encore Bicytrust par exemple.
Un point de vigilance à garder en tête : la prise en charge d’un vol de vélo par une assurance peut être conditionnée à certains critères, tels que :
- l’utilisation d’un antivol avec un certain niveau de sécurité ;
- le marquage de votre vélo et l’obtention d’un numéro d’identification unique au fichier national unique des cycles identifiés. À noter que le marquage des vélos neufs est obligatoire depuis 2021 ;
- l’attache de votre vélo à des points fixes tels que les poteaux d’un parking à vélo, par exemple ;
- la plage horaire concernée. Certaines assurances ne prennent pas en charge la couverture de vélos stationnés sur la voie publique la nuit.
C’est comme pour votre logement : ce n’est pas parce qu’il est assuré qu’il faut partir en laissant la porte ouverte ! L’assurance n’exclut pas la prudence.
