Du pas au plein d’essence : combien coûtent vraiment nos déplacements ? 

Près de 15% des dépenses des Français sont liées à leur mode de transport (source). C’est un budget qui pèse lourd, qui plus est lorsque le coût des carburants est à la hausse ! Mais, faire des économies grâce à nos choix de déplacement, c’est possible. 

Marcher, pédaler, prendre le tram ou monter dans sa voiture… Tous les modes de transport du quotidien ne représentent pas le même coût ! Faisons le point sur ce que coûtent réellement nos déplacements. 

Aucun plein à faire, aucun billet à acheter, aucun abonnement à payer. 
Marcher est le seul mode de déplacement complètement gratuit pour se déplacer dans le quotidien. 

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Selon l’ADEME, promouvoir la marche à pied ne profite pas uniquement à ceux qui la pratiquent, mais à l’ensemble de la société : 

  • meilleure santé publique (moins de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité) ;  
  • moins de pollution atmosphérique et sonore ;  
  • moins de congestion urbaine ;  
  • meilleure productivité au travail pour les personnes pratiquant la marche.  

Ce sont même des bénéfices socio-économiques pour toute la France, que l’ADEME chiffre à 57 milliards d’euros par an (source). 

En clair, chaque pas compte : pour la planète, pour la santé, pour l’économie et pour le porte-monnaie ! 

Le vélo, c’est clairement le champion du rapport coût-distance. Un mode actif, rapide, bas-carbone et très économique. 

Un vélo sans assistance électrique neuf coûte en moyenne entre 300 et 600 €. À noter que de nombreuses aides existent pour vous aider à acheter votre vélo, qu’il soit musculaire ou électrique. Renseignez-vous auprès de votre région ou votre agglomération pour connaitre les aides à l’achat en vigueur !  

D’après les données de l’ADEME, 10 km parcourus par jour à vélo coûtent environ 100 € par an (entretien, petits équipements). Tandis que le même trajet quotidien en voiture dépasse 1 000 € par an. 

Pourquoi un tel écart ? Parce que le vélo génère très peu de dépenses fixes : 

  • pas de carburant ; 
  • peu d’entretien (freins, pneus, chaîne) ; 
  • peu d’équipements (casque, vêtements adaptés…) ; 
  • pas d’assurance obligatoire ; 
  • pas de stationnement payant. 

Résultat : avec un investissement initial modéré et des coûts d’usage minimes, le vélo se présente comme une option économiquement imbattable pour des trajets de moins de 10 km

Au-delà du prix, le gain de temps en ville est souvent réel. Sur les trajets courts aux heures de pointes, le vélo est souvent plus rapide que la voiture ou le bus. 

Quand il s’agit d’aller plus loin que la distance « cyclable », les transports collectifs sont le relai idéal des modes actifs pour continuer à préserver son porte-monnaie. 
Bus, tram, métro, TER ou train interurbain : ils permettent de relier des zones éloignées tout en offrant souvent des tarifs accessibles, notamment avec : 

  • des abonnements mensuels à prix réduit (en moyenne entre 20 et 90 € selon l’offre de service des territoires),  
  • des tarifs sociaux et/ou étudiants,  
  • des cartes régionales cumulant parfois train et bus avec des réductions importantes pour les habitants. 

On n’a pas toujours conscience du coût réel des transports en commun, sachez qu’il est bien supérieur à ce qu’on paie en tant qu’usager : 

  • les recettes des usagers couvrent environ 30 à  40 % des coûts réels en moyenne, 
  • le reste est financé par les collectivités locales et le versement mobilité des entreprises. 

L’avantage des transports en commun, c’est qu’il n’y a pas de coûts « cachés » à partir du moment où on achète son titre de transport et qu’on est en règle. Pas de risque d’avoir des frais de réparation ou de révision, une amende pour excès de vitesse ou stationnement prolongé… Bref, pas de mauvaises surprises pour le porte-monnaie !   

Un bon vélo électrique neuf peut coûter assez cher : le prix moyen se situe entre 2 000€ et 2 500€ en moyenne. Les trottinettes électriques, pour un usage du quotidien, coûtent quant à elles aux alentours de 450€.  

Cela reste bien moins cher que l’achat d’une voiture neuve (entre 20 000 et 30 000€ en moyenne pour un modèle thermique). 

À l’usage, la voiture reste également bien plus chère. Le prix moyen d’une recharge complète d’un vélo à assistance électrique (VAE) en France est d’environ 0,10 € pour une autonomie moyenne de 70 km. Tandis que recharger une voiture électrique pour la même distance coûte entre 1,40 € et 2,80 €. Pour une voiture thermique, le coût d’un plein pour une distance équivalente grimpe à 8 € en moyenne, selon les tarifs du carburant. 

La comparaison du coût au kilomètre entre une trottinette électrique et une voiture thermique en usage urbain met également en évidence des écarts de coût sans commune mesure :  

  • environ 0,01 à 0,02 € pour la trottinette, en tenant compte de l’électricité et de l’amortissement ; 
  • environ 0,20 à 0,40 € pour la voiture, en tenant compte du carburant, de l'assurance et du stationnement. 

La voiture séduit de nombreux usagers grâce à la flexibilité et à la liberté qu’elle offre, notamment dans les territoires où le réseau de transport public est plus limité. 

Mais cette liberté a un coût. Selon le Réseau Action Climat, le budget annuel moyen d’une voiture individuelle en France atteint 4 200 €, ce qui inclue le carburant, l’assurance, l’entretien, le stationnement et les péages. 

Et même lorsque la voiture n’est pas utilisée, la plupart de ces coûts restent fixes, en raison de l’assurance, des taxes et de l’usure qui entraine une perte de valeur.  

À cela s’ajoutent des coûts collectifs : pollution, bruit, occupation de l’espace public, accidents. L’ADEME estime ainsi que le coût sociétal de la voiture grimpe à plusieurs centaines de milliards d’euros par an au niveau national. 

Autrement dit : la voiture peut être utile, mais rarement rentable pour les trajets du quotidien.