Partage de la route

Cycliste, piéton, automobiliste : partageons la route ! 

La pratique du vélo a largement progressé ces dernières années, notamment sous l’effet de la pandémie de Covid (source). C'est une bonne nouvelle pour notre santé et notre planète ! Mais en ville, ce n'est pas toujours évident de faire cohabiter les mobilités actives avec les véhicules motorisés. Et si nous avions tous un rôle à jouer pour prendre soin les uns des autres sur la route ?   

Petit tour d'horizon des bonnes pratiques pour partager la route de façon pacifique ! 

Suis-je visible  

Regarder des deux côtés avant de traverser, c’est bien. Établir un contact visuel avec les conducteurs, c’est encore mieux ! La nuit, je privilégie couleurs claires ou éléments réfléchissants. 

Suis-je prévisible ?  

Les autres usagers doivent pouvoir anticiper vos mouvements. On évite donc de traverser hors passage piéton ou en diagonale sur les grands carrefours : mieux vaut rallonger un peu que surprendre un automobiliste ou un cycliste.

Suis-je attentif ?  

On lève les yeux du téléphone en traversant. Certains véhicules - vélos, trottinettes, voitures électriques- peuvent être très silencieux : rester concentré reste la meilleure protection. 

1. Emprunter les aménagements dédiés 

Quand des pistes cyclables ou voies spécifiques existent, on les privilégie, surtout sur les grands axes. 

2. Adapter son allure  

On ajuste sa vitesse selon la visibilité et la fréquentation. Des piétons apparaissent ?​ L’avertisseur sonore suffit à signaler sa présence. 

3. Rester concentré 

Ne jamais rouler avec le téléphone à la main et/ou avec des écouteurs ; cela réduit la vigilance et le risque d’être verbalisé. 

4. Respecter les règles de circulation 

Même pressé, on évite de slalomer entre les voitures ou sur les trottoirs. On respecte feux, stops, priorités... Et la vitesse maximale est de 25 km/h sur la voie publique. 

5. Se rendre visible et prévisible 

La visibilité des conducteurs peut être réduite : nuit, mauvais temps, phares éblouissants, angles morts… Mais il suffit de peu pour se rendre plus visible et prévisible :  

  • Se placer bien en vue, légèrement décalé du bord droit pour éviter les portières de voitures garées sur le côté, 
  • Allumer ses feux avant/arrière la nuit et porter des éléments réfléchissants (gilet, brassards, sac), 
  • IndiqueR clairement ses changements de direction avec le bras et vérifier ses angles morts,  
  • S’assurer d’être bien vu par les véhicules qui s’apprêtent à tourner. 

Réflexe 1 : je ra-len-tis ! 

  • En arrivant en ville, et particulièrement aux abords des écoles, arrêts de bus ou zones commerçantes, je réduis ma vitesse pour anticiper le comportement des piétons et cyclistes, 
  • À l’approche d’un passage piéton, je lève le pied​ : c’est l’occasion de laisser traverser sans surprendre les conducteurs derrière moi, 
  • Pour déplacer un cycliste, j’attends d’avoir une visibilité suffisante et je laisse au moins 1 mètre d’intervalle de sécurité latérale en agglomération, 
  • Je privilégie une conduite souple (freinages et accélérations progressives) : c’est plus prévisible pour les autres, plus économique et plus agréable.  

Réflexe 2 : rester vigilant et courtois ! 

  • Je ne consulte jamais mon téléphone au volant – même à l’arrêt. Le temps d’attente est une occasion pour regarder autour de moi !  
  • Je pense toujours à mettre mon clignotant avant de tourner et je vérifie mes angles morts. 
  • Même pressé, je ne me gare pas sur une piste cyclable ou un passage piéton : cela oblige les autres usagers à se déporter et à se mettre en situation de danger.  
  • Une fois garé, je reste vigilant : avant d’ouvrir ma portière, je regarde dans le rétroviseur et par-dessus l’épaule pour éviter toute collision avec un cycliste ou un piéton.​ 

Le partage de la route ne dépend pas seulement du comportement de chacun : l’aménagement de la voirie joue un rôle clef pour organiser les flux et sécuriser tous les usagers. Plusieurs pays européens proposent des solutions inspirantes. Petit tour d’horizon ! 

En Finlande, des bas-côtés rugueux réduisent la largeur de la route et fonctionnent comme des ralentisseurs. Naturellement, les automobilistes réduisent leur vitesse ! En agglomération, les automobilistes ne doivent pas dépasser les 10km/h lorsqu’ils partagent leur voie avec des vélos. L’objectif : permettre aux vélos de rouler sereinement. 

Aux Pays-Bas, place au woonerf - la « cour résidentielle ». Ici, la rue privilégie l’habitat et les activités : jeux d’enfants, espaces verts, mobilier urbain… La circulation y reste possible pour les véhicules motorisés, mais uniquement à vitesse très réduite. D’ailleurs, ces espaces ont une signalisation très réduite et ne prévoient pas de délimitation entre la chaussée et le trottoir. Résultat : tout le monde ralentit et reste attentif. 

Au Danemark, le design urbain facilite massivement l’usage du vélo. À Copenhague, des investissements importants ont été mis en place pour créer des voies cyclables continues et lisibles, notamment avec la création de ponts dédiés aux vélos et un marquage au sol avec une couleur différenciée du reste de la chaussée. Plus les pistes vélos sont identifiées, plus elles sont empruntées et permettent d’éviter les conflits d’usage avec d’autres véhicules ! Les petites rampes adoucissant les saillies sur la chaussée permettent également de gagner en confort et de rester concentré sur l’environnement. Cela permet aussi d’encourager les parents à transporter leur jeune enfant sur le siège arrière ou les femmes enceintes de continuer à faire du vélo plus longtemps. 

Inspirant, non ?